Servizi turistici a Marinella di Selinunte
via megara nysea 24
tel. / fax: 0924 46012 - 0924 46853
cell.: 3471645862 - 3283349958
SELINONTE - LES RUINES DES DIEUX
Sélinonte, fondé au milieu du VII siècle a.J.C. par des colons de Megara
Hyblaea, antique établissement grec près de Syracuse, devint une puissance
économique et militaire grâce à ses rapports économiques et politiques avec
les Élymes de Ségeste et les Carthaginois. Rapidement la ville s’agrandit
et
fonda Eraclea Minoa (570 a J.C.) occupant un vaste territoire interne jusqu’au
bouches du Platani. La ville s’élevait sur une colline calcaire entourée
par deux fleuves, le Modione (l’antique Sélinous qui tire son nom du persil
sauvage qui y poussait en abondance) et le Cotone (Hypsas) ; elle comptait
une population d’environ 80.000 habitants et était tellement puissante qu’elle
bâtait monnaie. Tout en conservant l’originaire esprit grec, les Sélinontins
adoptèrent les habitudes et les coutumes puniques, connaissant un développement
artistique plus complexe et original par rapport à celui des autres colonies
grecques de la Sicile orientale. On peut noter cette particularité en admirant
les 16 superbes métopes conservées au Musée Archéologique de Palerme et
qui décoraient les façades des temples. La statue en bronze appelée l’Ephèbe
de Sélinonte (qui se trouve au Musée de Castelvetrano) est un autre témoignage
de cet art original qui présente de claires caractéristiques indigènes sur
une base grecque. Mais les rapports entre Ségeste, et donc Carthage son
alliée traditionnelle, après une période de cohabitation pacifique basée
surtout sur le commerce, les rapports se détériorèrent à cause de divergences
en ce qui concernent les frontières. Le prétexte fut le conflit qui éclata
entre Athènes et Syracuse : Athènes demanda de l’aide à Ségeste et Sélinonte,
pour soutenir Syracuse, anéantit l’expédition athénienne de Nicia. Ségeste,
se sentant à la merci de Sélinonte, demanda de l’aide à Carthage. Après
un siège de neuf jours (409 a. J.C.) Sélinonte fut détruite. Plus tard,
le syracusain Emocrate en reconstruit les remparts et établit son quartier
général au milieu des ruines de la ville tentant en vain de rassembler les
populations sicilotes pour affronter la menace de Carthage. A la fin du
troisième siècle a. J.C. les Carthaginois rasèrent définitivement la ville
pour ne pas la faire tomber dans les mains des Romains. Les survivants se
transférèrent à Lilybée (Marsala). Différentes populations s’installèrent
sur l’Acropole durant l’époque byzantine et arabe et ensuite on perd les
traces de Sélinonte. La zone venait indiquée comme
Casale
degli Idoli (le Hameau des idoles) ou Terra dei Pulci. C’est seulement vers
la moitié du seizième siècle que le moine dominicain Tommaso Fazello identifia
correctement la ville antique. Les fouilles de Sélinonte commencèrent en
1825 grâce aux deux architectes anglais Harris et Angel qui y découvrirent
quelques unes des métopes qui se trouvent actuellement au Musée Archéologique
de Palerme, et se poursuivent encore aujourd’hui. En 1933 fut créé le Parc
Archéologique qui s’étend sur 270 hectares dont la majeur partie est encore
à explorer. L’Acropole – La colline sur laquelle elle s’élève fut nivelée
par les colons mégariens pour permettre la construction des premiers édifices.
Entre la fin du sixième siècle et le début du cinquième siècle a. J.C. la
colline fut élargie avec des terre-pleins et il fut donc nécessaire de construire
l’angle sud-est que l’on peut voir à l’entrée actuelle des ruines. Des portes
qui permettaient d’accéder à l’Acropole il ne reste que la porte nord, située
à la fin de la route nord-sud, au centre même de l’Acropole. Sur cette même
route furent construits
de
nombreux temples ainsi que de nombreux édifices pour le culte. Au nord du
Parc Archéologique nous trouvons le temple D, construit aux environs de
la moitié du sixième siècle a. J.C. Non loin s’élève le temple C, le plus
archaïque parmi les temples retrouvés sur l’Acropole : il fut construit
dans la moitié du sixième siècle a. J.C. et il avait deux autels, un au
sud-est et l’autre à est ; sa façade était décorée avec des métopes sculptées
et les deux frontons étaient décorés avec une grande tête de Méduse en terre
cuite peinte. En 1925-1926 les 14 colonnes du côté nord furent relevées
et reconstruites ainsi qu’une partie de l’architrave. Non loin on trouve
le petit temple 8, d’époque hellénique, qui était peut-être dédié à Empédocle
le philosophe agrigentin qui aurait dirigé à Sélinonte les œuvres de drainage
des eaux. Autour de ce petit temple nous trouvons les ruines d’autres constructions
sacrées plus antiques. A l’extrémité méridionale de l’Acropole se trouvent
deux autres temples, A e O, très proches l’un de l’autre et très similaires
: ils
peuvent
être datés du début du cinquième siècle a. J.C. Durant le Moyen Age ils
furent unis et utilisés comme forteresse. Un autel fut placé devant le temple
A. La colline orientale – C’est ici que s’élevaient les trois autres temples
E, F et G. Ce dernier est l’un des plus grands de l’antiquité classique
: il mesure en effet 110 m par 50, les colonnes du péristyle sont hautes
16,27 m et ont un diamètre de 3,41 m. Sa construction, bien que commencée
bien avant celle des autres temples, ne fut jamais terminée. A 9 km de Sélinonte
on peut visiter les Cave di Cusa (les Carrières de Cusa) d'où fut prélevée
la pierre de construction. Au sud du temple E nous trouvons le temple F,
construit vers la moitié du VI siècle a. J.C. Ce temple était décoré avec
des métopes, dont deux (coupées en deux) sont conservées au Musée Archéologique
de Palerme. Ensuite nous pouvons admirer le temple E qui était probablement
dédié à Héra et dont la construction remonte à la première moitié du V a.
J.C., période de l’apogée du style dorique canonique. La frise du pronaos
était décorée avec des métopes dont 5 se trouvent également au Musée Archéologique
de Palerme. A la fin des année 50 ce temple fut entièrement reconstruit.
Ces
temples sont ceux connus jusqu’à présent mais il est pratiquement certain
que sur l’Acropole s élevait aussi un autre temple, pas encore identifié,
peut-être le premier construit par les colons mégaréens et auquel pourraient
appartenir 6 métopes archaïques datées du début du VI siècle a. J.C. L’identification
des divinités auxquelles étaient dédiés les temples reste hypothétique si
ce n’est pour le temple E qui était surement dédié à Héra d’après une inscription
trouvée sur les lieux. La ville antique – Il reste bien peu de l’antique
agglomération de Sélinonte après sa destruction par les Carthaginois ; les
Sélinontins qui survécurent se réfugièrent sur l’Acropole. De récentes fouilles
sont en train de mettre au jour une partie du mur d’enceinte et une porte
jusqu’aujourd’hui ignorée. Sanctuaire de Malaphoros – Ce sanctuaire était
dédié à Malaphoros, la déesse de l’abondance, et conserve des traces de
l’influence grecque : la typologie particulière de certaines de ses constructions
et en particulier la forme de mégaron rappelle l’architecture mycénienne.
Des fouilles récentes ont reporté au jour une construction sacrée contenant
des stèles. A Sélinonte il y de nombreuses nécropoles et plusieurs tombes.
A leur intérieur on a retrouvé des milliers d’objets, principalement des
vases grecs et des statuettes en terre cuite. Certaines ont été retrouvées
assez loin de la ville, jusqu’à une distance de 5 km. Pour cette raison
certains chercheurs pensent qu’elles appartenaient à une autre ville mais
il n’y a aucune confirmation de cette hypothèse.
[Stampa]


